Vulgarité, suffisance et mépris… La preuve par l’image

Le 27 janvier 1993, soit deux ans après son excommunication par la Nichiren Shôshû, Daisaku Ikeda donnait un  discours lors de la réunion générale conjointe SGI USA – Kansai à Los Angeles (Californie).

 

Le court extrait montré ci-dessous laisse pantois devant ce summum de vulgarité, tant dans le propos que dans la gestuelle, de mépris des autres et de suffisance. On a l’impression qu’il se lâche (ou plutôt qu’il ne se sent plus), n’ayant plus le garde-fou que représentait pour lui le Grand Patriarche de la Nichiren Shôshû.

 

Bien entendu, le discours a été retravaillé et les parties gênantes modifiées ou supprimées lors de sa publication dans les diverses langues.

 

Mais la vidéo elle-même ne peut tromper personne.  

 

L’extrait commence par un auto-satisfécit d’une suffisance extraordinaire (0:00 à 0:22) : « mes discours sont raffinés, facilement compréhensibles et puis philosophiques, d’un style littéraire et poétique, conviviaux. Si on n’est pas suffisamment intelligent, on ne peut pas suivre ».

 

Après une allusion aux discours qui endorment, gestuelle à l’appui, il donne une courte directive sur la manière de réciter Daimoku en priant le Gohonzon.

 

Puis (2:05 à 2:24), il remercie les membres de San Francisco pour leur hospitalité envers les membres du Kansai et les remercie à  l’avance de leur accueil des membres de la région du centre du Japon (Chûbû) au mois de mars suivant, ajoutant : « je vous le dis à voix basse, plus vous les flattez, plus vous recevrez de dons pour Kofu ». Et il dit à l’interprète : « surtout, ne traduis pas ça » ! Ce qui prouve qu’il s’adresse uniquement aux membres Japonais présents et qu’il méprise les membres Américains.

 

Il salue ensuite les diverses représentations Américaines, en commençant par Washington (2:55 à 3:31) Il dit : « Ah ! Au fait, comment il va Clinton » ? Il faut préciser qu’au Japon, ne pas faire suivre un nom propre par un suffixe ou par le titre de la personne concernée est une marque d’irrespect sans égal. Même les bébés ou les animaux de compagnies sont appelés par leur nom suivi d’un suffixe. Là, non. Or, il s’agit du Président des Etats-Unis en fonctions à l’époque. Daisaku ikeda en parle comme s’il s’agissait d’un vieux copain ou d’un moins que rien, au choix. Sans doute parce que Bill Clinton a refusé de le rencontrer. Il poursuit : « un tel beau parleur capable de tromper copieusement autant de gens, j’espère qu’il ne va pas se faire prendre par la police » (3:07). La traductrice (quand Daisaku Ikeda la laisse parler) a beaucoup de mérite de transformer cette sortie en compliment pour le président des Etats-Unis. Il poursuit : « Soyez de beaux parleur, soyez encore plus beaux parleurs que Clinton pour faire shakubuku, pour donner des directives ».

 

Il s’adresse ensuite aux membres de New York en faisant un jeu de mot, uniquement compréhensible par les membres Japonais (3:34 à 3:45). « Ah New York ! Les gens de New York sont propres, puisque tous les jours ils prennent un bain ». Il faut savoir que la prononciation japonaise de New York (nyû yoku) est homophone de l’expression prendre un bain, d’où le jeu de mot navrant.

 

Il salue ensuite les membres d’Hawai (4:15 à 5:02) : « Félicitation pour la victoire d’Akebono (un lutteur Hawaïen NDT) au grand tournoi de Sumo. Merci pour le grand centre culturel, merci pour la grande fête culturelle ». Il continue en remerciant en Hawaïen et en faisant un nouveau jeu de mot (4:48) : « Mahola ». Il s’aperçoit qu’il s’est trompé et rectifie : Mahalo (merci), Mahalo (merci), Bakayarô (espèce de connard), Mahalo (merci).

 

Il conclut son speech disant (5:01) : « Bon ! Comme ça commence à m’emmerder,  la suite du texte sera publiée dans le journal ».

 

Je pense que tout commentaire est superflu, tant les images parlent d’elles-mêmes.

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