Témoignage d’une ancienne interprète officielle de Daisaku Ikeda

Son vécu avec Daisaku Ikeda, une suite de déceptions qui l’ont menée à quitter la Sôka Gakkai.

Je suis née dans une famille de membres de la Sôka Gakkai. Mes parents faisaient les activités avec enthousiasme et offraient leur maison comme lieu d’activités. Pour Kôsen Rufu, ils ont déménagé afin de disposer d’un lieu de réunion plus vaste. Ils ont également fait construire une nouvelle maison ou encore, ils ont fourni un kaikan doté d’une salle de pratique de 160m².

A l’époque où je fréquentais encore le lycée de Shizuoka, ma mère était très amie avec une femme. C’est ainsi que j’ai appris que cette dernière était la maitresse d’Ikeda Sensei.

Elle était mariée et avait des enfants. Son mari était au courant de la nature de la relation entre sa femme et le président Ikeda. A titre de récompense pour son silence, il fut nommé grand dirigeant.

A cet âge où l’on est très sensible, tout en ressentant de la répulsion vis-à-vis de cette chose, je faisais des efforts dans mes études, afin de réaliser le rêve qui me tenait depuis le collège, de devenir interprète et je rentrais à l’université Sôka.

Pendant mes études à l’université, je pris conscience que « devenir interprète ne devait pas être uniquement pour mon autosatisfaction, mais parce que dans le monde il y a des gens qui recherchent l’enseignement de Nichiren Daishônin et qu’il faut le leur transmettre correctement ». A partir de ce moment, je me consacrai entièrement à l’étude de l’anglais et aux activités de la pratique.

 

Choquée à son contact

A cette époque, la traductrice en anglais de Daisaku Ikeda était Ryôko Yagura. Alors que je poursuivais mes études à l’université, elle annonça son mariage. Dès lors, la sélection pour « remplacer Ryôko Yagura » commença. Bien qu’encore étudiante, je fus choisie comme membre du groupe de traduction appelé « brigade Ryôko ».

 

Le but de ce groupe était de « former des interprètes pouvant aider Ikeda Sensei afin de prendre la relève de Ryôko Yagura ». Hormis l’anglais, il était composé d’interprètes en d’autres langues, en tout 7 ou 8 personnes.

 

C’est à l’occasion de la création de la brigade Ryôko  que pour la première fois, j’ai rencontré de près le président Ikeda qui, pour moi, était jusqu’alors une existence relativement lointaine. J’avais bien sûr été présente pour les photos commémoratives lorsqu’il venait à l’université Sôka, où lorsqu’il y donnait des discours ou des déjeuners, mais je n’étais qu’une personne parmi de nombreuses autres. C’est alors que j’ai vu Sensei juste devant moi.

 

 

Quand je l’ai vu de près il me donna l’impression d’être « un homme à l’attitude présomptueuse et irrévérencieuse ». Toutefois, dans la mesure où à l’époque je croyais qu’« Ikeda Sensei est le guide absolu dans la foi » j’ai tout de suite pensé « comment puis-je manquer autant de foi ? Si je pense de la sorte, c’est parce que c’est moi qui suis sale ». C’est ainsi que j’ai enterré mes intuitions.

 

Lors de cette première rencontre, une autre chose m’a laissée perplexe.


Une des membres de la brigade Ryôko demanda à Sensei : « la santé de ma grand-mère qui a dépassé les quatre vingt ans s’affaiblit. Que dois-je faire » ? La réponse fut : « elle a vécu jusqu’à cet âge-là, ça va comme ça ».

 

Cette réponse ne me satisfaisait pas du tout. Je pris néanmoins la décision de ne pas trop réfléchir et de tout garder enfoui en moi.

 

 

Quand j’y repense à présent, je me dis qu’aucun être humain n’a le droit de juger qu’une personne a suffisamment vécu ou non. A mon sens, les paroles d’un véritable pratiquant du bouddhisme devraient être « soutenez-la bien en famille afin de lui faire accumuler de la bonne fortune jusqu’au bout ».

 

En tout cas, telle fut ma première rencontre avec Ikeda Sensei en personne.

 

Une étrange interdiction d’aventures amoureuses

 

Par la suite, à la fin de mes études à l’université, j’ai été nommée la plus jeune « traductrice officielle » d’Ikeda Sensei et ait subi un entrainement en ce sens au centre de la Sôka Gakkai. Encouragée par le directeur du département international, par la responsable des jeunes filles, j’ai été progressivement amenée auprès d’Ikeda Sensei.

 

Pendant ce temps, la traductrice en Portugais qui suivait le même entrainement que moi, s’était trouvé un petit copain, s’attirant ainsi la colère d’Ikeda Sensei qui l’engueula, criant « C’est pas ça le but ». Il était donc interdit aux interprètes du président d’avoir un copain.

 

On m’a moi-même sévèrement mise en garde. La raison était : « si on fréquente, on pense à son copain et on ne peut plus se concentrer sur le travail d’interprète de Sensei ». Voilà encore une chose avec laquelle je ne pouvais pas être d’accord. Je me disais en moi-même « la foi véritable, n’est-ce pas se construire une personnalité forte, sur laquelle les tentations et les démons qui nous entourent n’ont aucune influence ? Si ce n’est pas le cas, alors être l’interprète d’Ikeda Sensei implique de rester vieille fille  toute sa vie».

 

C’est lors d’un long voyage aux Etats-Unis en tant que traductrice, que j’ai fortement réalisé que cette « interdiction de relations amoureuses » émanait de la propre volonté d’Ikeda Sensei. Lui-même était venu en Amérique et c’est avec plusieurs autres interprètes que je l’ai rencontré de nouveau. Dès qu’il ma vue, il s’est écrié me montrant du doigt : « Hé ? C’est quoi ça déjà » ? J’avais l’impression d’être un objet.

 

Quelque peu choquée, je suis restée bouche bée, incapable de répondre. Quelqu’un lui a alors présenté ma situation. Soudain, sans cohérence logique, il me demanda « t’as un copain » ? Il me bombarda deux ou trois fois de la même question. Je ne pus répondre que « non ». Il rétorqua : « non ! J’y crois pas, ça m’inquiète ». Il se tourna alors vers une femme du 1er bureau des affaires générales et lui donna des instructions.

 

J’ai compris pas la suite qu’il avait demandé à cette femme de prendre contact régulièrement avec moi pendant mon séjour aux États-Unis avec pour mission de surveiller que je ne me trouve pas un boy-friend.

 

 

Abasourdie par le « Gongyô par procuration »

 

A peu près deux ans avant mon départ pour les Etats Unis, j’ai eu l’occasion de participer à un déjeuner avec Sensei au centre de la Sôka Gakkai.  Nous étions six, y compris une femme venue de l’étranger.

 

Voyant l’attitude du président Ikeda se laissant servir par une jeune et jolie membre du  1er bureau des affaires générale l’entourant de prévenance, je me demandais avec naïveté « pourquoi ne peut-il pas au moins manger tout seul » ?

 

De plus, en mangeant près de lui, je me suis rendu compte à quel point il était vulgaire. Il rote la bouche grande ouverte, fait du bruit en mangeant…

 

Et puis, il s’avère que Sensei ne faisait pas sérieusement Gongyô. J’ai entendu de la bouche de Ryôko Yagura la chose suivante :

 

« Lorsque Sensei part pour l’Union Soviétique, il ne peut pas faire Gongyô dans ces pays communistes, aussi je fais deux Gongyô le matin et le soir, un pour lui et un pour moi ».

 

 

Même dans les pays communistes, on peut toujours faire Gongyô dans sa chambre d’hôtel. Le fait que Sensei ne faisait pas Gongyô fut un tel choc pour moi que j’ai eu de la peine à le croire. J’ai cependant entendu deux fois Ryôko Yagura raconter la même chose.

 

Ryôko Yagura qui, jusqu’à ces dernières années a servi Daisaku Ikeda avec une confiance absolue au point de faire Gongyô à se place, a été arrêtée il y a deux ans pour possession de cannabis. Cette affaire raconte bien l’état actuel de l'Ikeda-Sôka Gakkai.

 

 

Des propos injurieux improvisés gênants pour la traductrice

 

La première fois que j’ai entendu Sensei prononcer des paroles agressive vis-à-vis de la Nichiren Shôshû, fut au mois d’août 1990. Alors que des membres d’outremer étaient présents, il commença subitement à critiquer les moines.

 

En outre, c’était sans suite logique. Il lança brusquement une sorte de manifeste qu’il répéta plusieurs fois « Ne vous laissez pas avoir » !

 

Il y eut une fois l’épisode suivant :

 

Juste avant son discours, Sensei fit parvenir son texte au bureau des traductrices. Ryôko Yagura ne pouvant pas tout lire et traduire à elle seule, nous nous sommes réparti la tâche et nous avons commencé à traduire en écrivant à la main.

 

Ryôko Yagura tenta de faire correspondre les feuillets avec le discours de Sensei. La tâche n’était pas aisée, d’autant plus qu’il s’agissait d’écritures manuelles faites dans la hâte. De plus, sans aucun lien avec ce qu’il était en train de dire, il se mit à improviser des critiques de la Nichiren Shôshû. Elle a eu beaucoup de difficultés pour traduire et m’a confié après « j’avais envie de pleurer ».

 

Entendant Sensei multiplier des critiques haineuses à l’encontre de la Nichiren Shôshû et finalement dire « il n’est pas nécessaire de faire le Gongyô en cinq assises », j’ai compris que la Sôka Gakkai était parfaitement anormale et quitté cette organisation en mars 1991.

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Commentaires: 8
  • #1

    Lisa (mercredi, 09 septembre 2015 14:31)

    Bonjour,

    Où peut-on trouver d'autres sources et informations concernant ce témoignage ? Votre article ne cite aucune source.
    Cordialement,
    Lisa.

  • #2

    Méta (vendredi, 29 avril 2016 14:20)

    Bonjour,
    Est-ce vrai tout ça??
    Je ne peux pas y croire!
    Et vous vous y croirez?

  • #3

    Gérard Purec (vendredi, 29 avril 2016 14:32)

    Bonjour Meta
    Je n'ai fais que traduire l'article d'un blog japonais. J'ai fais aussi le tour des médias "people" qui enquêtent sur la disparition de Daisaku Ikeda et qui tous se tournent vers cet hôpital..
    En tout état de cause, il n'est pas réapparu en public depuis 2005 et, d'après son secrétaire particulier, il n'est pas au courant de l'abandon du Dai Gohonzon par la Sôka Gakkai, chose à laquelle il s'opposerait forcément, puisqu'en 1993, après son excommunication par la Nichiren Shôshû, il a déclaré que "le Dai Gohonzon serait éternellement son objet de dévotion".
    Je suis à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
    Cordialement

  • #4

    le commando (mercredi, 12 octobre 2016 16:20)

    je voudrais plus de detaille avec photo a l'appuis c'est pas bien de dit des choses mensongères tu t'attire des bachis unitil

  • #5

    djore goble serge pacome (samedi, 23 septembre 2017 15:47)

    le president ikeda est notre a tous et grace a ces encouragements nous avons chacun a son nivau atteint un developpement considerable.Personne ne connais la profondeur de son karma et aussi de son ami donc arretons tous de fouller dans la vie des autres et recitons tous ensemble Nam MyoHo Renge Kyo pour aller de l'avant.je vous aiment tous.

  • #6

    Bodje Romeo (mardi, 17 avril 2018 00:57)

    Ce que mois je sais est que Ikeda c'est servie de la nichiren shoshu pour atteindre son objectif il le paye cache.

  • #7

    Androulla FOURCAULT (lundi, 18 mars 2019 10:31)

    Il est triste de tomber si bas. Le jugement de l'autre est il indispensable pour prouver sa supériorité? Admettons que Daisaku Ikeda est tel que décrit dans l'article admettons, ce fait enlève-t-il par lui même la valeur du bouddhisme de Nichiren pratiqué par les adeptes de la Soka Gakkai? Enleve-t-il la possibilité que Ikeda même si il est tel que décrit ici a le potentielle d'atteindre la bouddheité en cette même un instant avant sa mort? Non ceci est un bavardage inutile mesquin et nuisible. Le potentielle de l'être humain est immense mais le bavardage et la mesquinerie le garde au ras du sol.
    Merci

  • #8

    Gérard Purec (mardi, 19 mars 2019 12:08)

    Bonjour Madame Fourcault
    Je vous remercie de votre appréciation.
    Personnellement, j’ai reçu le Gohonzon de Nittatsu Shônin le 13 décembre 1970 à Sceaux au centre de la Sôka Gakkai, qui s’appelait encore Nichiren Shôshû Française.
    Le rêve et le souhait de tous les membres étaient d’avoir un temple en France avec un moine à demeure. Le lieu était même choisi : la petite maison faisant partie du complexe de Sceaux, où habitait le docteur Yamazaki.
    Ceci dit, les responsables ne l’entendaient pas ainsi. La fréquentation d’un moine aurait mis en évidence leur incompétence tant dans la pratique que dans l’étude.
    C’est ce qui m’est arrivé lorsque je suis parti vivre au Japon au début des années 80. L’un de mes objectifs était de me rapprocher du président Ikeda. Dès mon arrivée, j’ai participé à toutes les activités de la Sôka Gakkai de mon lieu de résidence, au point où j’ai été nommé « vice-responsable » de quartier. En même temps, j’allais le plus souvent possible dans les temples pour y écouter les sermons et les cours des moines. J’ai tout de suite vu la différence. La profondeur, la qualité des paroles des moines soulignaient encore plus le caractère creux et superficiel de celles des membres de Gakkai, y compris celles de Daisalku Ikeda. Plus, les contrevérités, les non-sens du point de vue doctrinal sautaient aux yeux.
    J’ai dès lors décidé de quitter la SG qui ne m’intéressait plus, pour continuer de pratiquer uniquement avec les membres du Hokkekô, en étant directement rattaché à un temple.
    A mon retour en France, au début des années 90, le président Ikeda a commencé sa campagne de diffamations contre le grand patriarche Nikken Shônin et les moines en général, relayée par les responsables Français dans notre pays. Au Japon, les membres avaient tous les éléments pour se faire une opinion. Pas en France, où les membres se contentaient uniquement d’écouter la version officielle, sans essayer de s’enquérir de celle de la Nichiren Shôshû, exactement comme si dans un procès, le juge se contentait d’écouter la plaidoirie de l’accusation sans écouter celle de la défense.
    Moi qui connaissait la vérité, qui savait que toutes ces allégations n’étaient que mensongères ou déformées, ne pouvait pas laisser faire une telle ignominie. C’est à ce moment que j’ai décidé de créer ma revue « le Bouddhisme de l’Ecole Fuji » et, par extension, ce blog, pour essayer d’y rétablir la vérité quant aux faux problèmes que soulevaient les responsables de SG.
    En conclusion et sans y mettre le moindre sentiment personnel, Monsieur Ikeda a commis la faute la plus grave des cinq crimes majeurs du bouddhisme, « la destruction de l’harmonie au sein de la congrégation » (Ha Wagô sô) qui, si je m’en réfère aux écrits de Nichiren Daishônin et aux sutras est « la chute irrémédiable dans l’enfer aux souffrances sans intermittence ». Alors je suis désolé de le dire, mais non, Monsieur Daisaku Ikeda ne deviendra pas Bouddha et pour longtemps. Le pire, c’est que les membres de la Sôka Gakkai qui le suivent aveuglément, non plus. En effet, dans « L’éveil des néophytes par la Fleur du Dharma » (Hokke shoshin jôbutsu shô), Nichiren Daishônin écrit :
    « Il en est de même pour la prière. Lorsque les trois éléments que sont le bon Maître, le bon Dharma et le bon Bienfaiteur sont rassemblés, alors les prières se réalisent et même les grandes difficultés du pays sont balayées ».
    Le bon maître est évidemment Nichiren Daishônin, le maître fondamental, mais aussi le trésor du moine en la personne du grand Patriarche du moment, qui a reçu l’héritage de la transmission à la personne unique, le maître direct et, par extension, sont messager, le moine supérieur du temple, le maître intermédiaire. Ça a toujours fonctionné comme ça depuis plus de sept siècles.
    Le bon Dharma c’est le Dai Gohonzon (que la SG a retiré de ses statuts, malgré les propos de Daisaku Ikeda lui-même en 1993, affirmant, même après son excommunication que le Dai Gohonzon resterait toujours son objet de vénération fondamentale) et le bon bienfaiteur, c’est nous qui protégeons les trois trésors et le temple qui les abrite.
    Si vous me laissez une adresse mail où je pourrais vous joindre, je pourrais alors vous expliquer toutes ces choses en détail en y apportant les preuves nécessaires.
    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.
    Gérard Purec

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