La tête en sept  morceaux

Stupeur et tremblements s’emparent de nous en apprenant la nouvelle.

Lors de sa réunion du comité des affaires générales du 7 novembre dernier, les directeurs de la Sôka Gakkai ont décidé une « modification de ses statuts sur un article concernant la doctrine ». Cette modification a été annoncée le jour même à l’assemblée générale des responsables départementaux par le président de la Sôka Gakkai, Minoru Harada et relatée le lendemain dans son organe de presse le Seikyô Shinbun. Cette modification est la suivante :

« Désormais, la Sôka Gakkai définira elle-même son Gohonzon, ce qui implique qu’elle ne considère plus le Gohonzon de la 2ème année de Kôan comme son objet de culte ».

Le Gohonzon de la 2ème année de Kôan n’est autre que le Dai Gohonzon. Cette attitude représente un acte de grande rébellion envers le bouddha originel Nichiren Daishônin.

L’article originel dans les statuts stipulait « recevoir avec foi le Dai Gohonzon des trois grands Dharmas ésotériques destiné au monde entier ».

Dans les nouveaux statuts, les mots « Dai Gohonzon » et « destiné au monde entier » ont disparu. Ils énoncent désormais : « la foi dans les trois grands Dharmas ésotériques incarnant la loi fondamentale qu’est Nam Myôhôrengekyô et la récitation de Daimoku devant le Gohonzon pour la pratique personnelle et la conversion d’autrui ».

Mais de quels trois grands Dharmas ésotériques, de quel Gohonzon s’agit-il ?

Dans le Gosho intitulé Les persécutions du Saint, Nichiren Daishônin écrit :

"L'éveillé accomplit le but de sa venue en ce monde en plus de quarante ans".

Après l’obtention de l’éveil sous l’arbre Boddhi, le bouddha Śākyamuni donna des enseignements circonstanciels pendant quarante-deux ans, au terme desquels, il révéla son véritable enseignement, but de sa venue en ce monde, le Sutra du Lotus.

Nichiren Daishônin poursuit

"Le grand maître du Tendai mit à peu près trente ans"

Un peu plus de trente années après être devenu disciple du maître Huisi, Zhiyi enseigna le « Móhē Zhǐguān » (jp: Maka shikan, fr: Grand arrêt et examen) dans le cinquième fascicule duquel il révèle la doctrine d’une pensée trois mille, but de sa venue au monde.

Nichiren Daishônin évoque ensuite Saichô

Et le grand maître Dengyô quelques vingt années.

Sept jours après sa mort, Saichô reçut le titre de Dengyō Daishi "Grand Maitre qui transmet la doctrine" et l'Enryaku-ji, dont il était le Patriarche fut institué estrade d'ordination du Sutra du Lotus par l’empereur, indépendante de celle du Tōdai-ji avec l'autorisation de nommer douze moines par an, accomplissant ainsi le but de sa venue en ce monde.

Enfin, Nichiren Daishônin parle de son propre cas :

"Pour moi, cela à pris vingt sept ans".

La vingt-septième année après la fondation de l’école correspond à l’inscription du Dai Gohonzon, but de sa venue en ce monde.

Nichikan Shônin (dont la Sôka Gakkaî a dérobé un Gohonzon pour en faire des copies vendues à ses membres) disait :

« Le Gohonzon du Kaidan de la doctrine originelle inscrit en la deuxième année de Kôan est l’ultime de l’ultime, le but suprême de la venue en ce monde parmi toutes les autres venues en ce monde. Il est le premier des trois grands Dharmas ésotériques. C’est la raison pour laquelle il est le Honzon de tout le Janbudvipa ».

Tous les Gohonzon inscrits par les grands Patriarches successifs contiennent la formule « je l’ai retranscrit avec respect ». Ce qu’ils ont retranscrits avec respect est le Dai Gohonzon de la 2ème année de Kôan (1279).

Comment peut-on dès lors prétendre propager l’enseignement de Nichiren Daishônin sans tenir compte, sans prendre refuge dans le Dai Gohonzon inscrit en la deuxième année de Kôan ? Nier le Dai Gohonzon, c’est nier Nichiren Daishônin lui-même.

Tsunesaburô Makiguchi, fondateur de la Sôka Kyôiku Gakkai n’a-t-il pas déclaré : « il faut savoir que seul, le Taisekiji de la Nichiren Shôshû transmet correctement l’unique Dharma ésotérique, Dharma merveilleux, signification ultime du bouddhisme » ?

Son successeur et fondateur de la Sôka Gakkai, Josei Toda n’a-t-il pas déclaré : « quoi que l’on fasse, si l’on ne se rend pas au temple principal et ne pratique pas devant le Dai Gohonzon, ce n’est pas une foi véritable » ?

Il disait aussi : « Nichiren Daishônin a établi le Dai Gohonzon et nous l’a laissé pour nous sauver de la pauvreté et de la souffrance. Il s’agit de l’unique Dai Gohonzon, inscrit le 12 octobre de la deuxième année de Kôan. Ce serait une erreur absolue de vénérer un autre Gohonzon. Si le point de départ n’est pas le Dai Gohonzon, inscrit le 12 octobre de la deuxième année de Kôan, la liaison avec le Dharma est alors interrompue. C’est donc une erreur absolue ».

En septembre 1993, après son excommunication, Daisaku Ikeda lui-même disait : « le Dai Gohonzon destiné à l’humanité, but de la venue en ce monde de Nichiren Daishônin est le fondement de notre foi et ça ne changera jamais ».

Et pourtant, aujourd’hui, il dit le contraire.

Finalement, la destruction de la Sôka Gakkai ne viendra pas des critiques que l’on peut formuler à son encontre de l’extérieur. Ce sont bien ses propres contradictions qui en viendront à bout, lorsque ses membres ouvriront enfin les yeux. Pour l’instant, le fait qu’ils acceptent tout, même le contraire de ce qui était dit la veille sans le moindre questionnement, sans le moindre doute, sans le moindre esprit critique, montre qu’ils ont déjà reçu la punition promise par les dix ogresses (jû rasetsu) et la mère des enfants démons (kishimôjin) dans le 26ème chapitre du Sutra du Lotus et dont la partie soulignée est inscrite sur le Gohonzon : « pour celui qui n’obéit pas à notre formule et tourmente ceux qui exposent le Dharma, sa tête éclatera en sept morceaux comme un rameau de basilic. Comme le crime de parricide (…) ou le crime de Devadatta qui brisa la communauté, celui qui porte préjudice aux maîtres du Dharma obtiendra un sort pareillement funeste ».

Daisaku Ikeda, les dirigeants de la Sôka Gakkai et ceux qui colportent leurs directives dans le monde ont brisé la communauté et porté préjudice aux souverains du Dharma. Leur attitude montre qu’ils ont la tête éclatée en sept morceaux, voire plus.

Toutes les religions en ce monde ont leur propre logique et sont cohérentes avec elles-mêmes. La Sôka Gakkai, elle, est dénuée de constance, de cohérence et de toute forme de logique. Alors qu’elle a toujours clamé haut et fort son attachement aux trois trésors de la Nichiren Shôshû, que ses présidents ont affirmé leur foi dans le Dai Gohonzon et la transmission vitale, voilà qu’après avoir rejeté la foi dans la transmission, elle abandonne la foi dans le Dai Gohonzon, comme si ce qu’elle avait affirmé jusqu’à présent n’avait jamais existé.

La prochaine étape sera de se débarrasser de Nichiren Daishônin, car qu’on le veuille ou non, la finalité de ses écrits, même si on détourne leur signification, est la révélation du Dai Gohonzon.

Or, le Dai Gohonzon est ce qui est caché au profond des phrases du Sutra du Lotus. Ils en ont déjà supprimé l’essence en supprimant la lecture de la prose, supprimer le reste ne sera pas trop difficile.

La seule cohérence existant dans la Sôka Gakkai, est qu’elle agit en fonction des nécessités du moment, pour sauver la face à son président.

Le Sutra du Nirvana énonce : « ne craignez pas la fureur des éléphants enragés, car ils ne peuvent vous prendre que la vie. Fuyez, par contre, les mauvais amis car ils détruisent jusqu’à votre âme ».

La Sôka Gakkai et ses dirigeants sont les pires des mauvais amis.

La Nichiren Shôshû, elle, n’a pas varié d’un iota depuis Nichiren Daishônin, Nikkô Shônin et les maitres successifs jusqu’à l’actuel Grand Patriarche Nichinyo Shônin. Ses deux fondamentaux ont toujours été et seront toujours le premier des trois grands Dharma ésotérique qu’est le Dai Gohonzon et la transmission vitale du Dharma d’un souverain du Dharma à l’autre. Grâce aux Grands Patriarches successifs, aux moines qui les ont servis et à tous les pratiquants du Hokkekô qui ont pavé l’histoire de la Nichiren Shôshû depuis 750 ans, nous pouvons à notre tour pratiquer correctement et en toute sérénité le véritable enseignement de Nichiren Daishônin.

Toutefois, notre sentiment de gratitude et notre joie ne doivent pas nous faire oublier que nous sommes des êtres ordinaires et le mauvais exemple de la Sôka Gakkai doit nous rappeler que livrés à nous-mêmes, nous aurions tendance à interpréter la doctrine de Nichiren Daishônin à notre guise, avec notre faible compréhension. Alors, l’antidote à cela est indiqué on ne peut plus clairement dans cet extrait de la Lettre à Niike écrite par Nichiren Daishônin :

« Vous devez faire encore plus d’efforts. Ne vous relâchez pas ! Tous ceux qui commencent à croire en ce sutra semblent, au début, avoir la foi. Pourtant, avec le temps, leur foi s’affaiblit. Ils ne respectent plus les moines, ni ne font l’offrande. Ils deviennent arrogants et conçoivent des idées pernicieuses. C’est ce qu’il y a de pire. C’est ce dont il faut se méfier. Du début jusqu’à la fin, affermissez votre foi. Sinon, vous le regretterez. Par exemple, il y a douze jours de chemin de Kamakura à  Kyoto. Si vous marchez pendant onze jours mais interrompez votre voyage alors qu’il ne reste plus qu’une journée, comment pourrez-vous admirer la lune au-dessus de la capitale ? Quoiqu’il arrive, rapprochez-vous du moine connaissant le cœur de ce sutra. Il faut toujours écouter de lui les principes du Dharma et progresser dans votre voyage de la foi ».

Nous avons la chance d’avoir ce moine dans notre Pays. Écouter son enseignement, retransmission fidèle des orientations du Grand Patriarche, héritier unique de l’eau du Dharma, restée pure depuis Nichiren Daishônin, là réside la clé de notre bouddhéité et de la réalisation de la vaste propagation.

Commentaires: 13 (Discussion fermée)
  • #1

    Cirimax (mardi, 09 décembre 2014 18:03)

    Le rejet du Dai Gohonzon constitue un choc considérable pour un pratiquant mais n'est que le dénouement de tout ce que nous avons entendu toutes ces dernières années et la preuve que ce que nous observions dans la Soka Gakkai n'était pas une illusion.
    Comme l'exprime cet excellent article, le reniement du Dai Gohonzon est le reniement de Nichiren Daishônin Bouddha originel et confirme donc le rejet total de la transmission sanguine qui est le coeur de la Nichiren Shôshu.
    J'espère encore du fond du coeur que de nombreuses personnes victimes de la Soka Gakkai, organisation n'ayant plus aucun objet de culte, vont prendre conscience de l'extrême gravité de cet événement et se mettre à la recherche du grand Dharma unique.

  • #2

    David Grungrass (mardi, 09 décembre 2014 19:07)

    Je également très choqué de la tournure des événements mais ça a le mérite d ôter le doute!
    Mes pensées vont ce soir plus que jamais aux pratiquants de la Soka Gakkai.
    Puissent ils enfin ouvrir les yeux!

  • #3

    Véronika Giesecke (mardi, 09 décembre 2014 20:11)

    Personnellement je ressens qu'on ne peut séparer le Dai-Gohonzon de Nichiren Daishônin et du Daimoku. Cela fait bien longtemps que Ikeda a séparé l'inséparable (comme l'avait fait, avant, la Nichiren Shu qui récite le Daimoku devant un objet de culte erroné et niant Nikkô Shônin) aujourd'hui c'est officiel ! tant mieux car ça clarifie la situation pour ceux qui en auront besoin. Réciter le Daimoku qui est la vie même du Bouddha devant un objet de culte erronné c'est comme réciter amen (ou autre chose) devant le Gohonzon qui est la vie même du Bouddha : une grâve offense au Dharma et beaucoup de malheurs en perspective. Je ressens beaucoup de compassion pour toutes les personnes qui se sont laissé entrainer dans ce type de grâve erreur et je souhaite que nous fassions le maximum pour informer sur ce sujet comme tu le fais Gérard. Merci beaucoup.

  • #4

    Eric Clarebots (mardi, 09 décembre 2014 21:01)

    C'est absolument hallucinant!

    Déjà ce qui s'est passé il y a plus de 20 ans était déjà une catastrophe abyssale (plus grave encore que les explosions nucléaires de Fukushima et Tchernobyl réunies) relevant de l'anti-bouddhisme et plongeant des millions de pratiquants dans le désarroi.
    Avant cette catastrophe, les membres de notre école volaient de progrès en progrès,notre Bouddhisme semblait promis à un bel avenir jusqu'au jour où...
    Mon propre frère ne s'en est jamais remis.
    J'ai l'impression d'avoir à faire au mal absolu, insondable...
    Les enseignements de la Soka Gakkai (pour autant que l'on puisse parler d'enseignements) me font penser à un Bouddhisme O.G.M.créé par l'égo,c'est à dire un monstre en rupture totale avec les fondements même de l'ordre fondamental qu'est le Dharma.
    Le faux étant présenté comme la vérité," le soleil se lève à l'Ouest" la nuit étant présentée comme étant le jour et le jour comme étant la nuit, la loi de la gravité est niée, l'enchaînement à l'erreur présenté comme étant la liberté absolue, la régression comme étant un incommensurable progrès.
    Un monstre qui apparaît à l'époque de "la loi dégénérée", un monstre comme seule notre époque peut en produire.
    Ce monstre annonce l'apparition d'autres monstres, d'autres catastrophes d'une ampleur que nous ne pouvons imaginer!
    C'est absolument inquiétant!

  • #5

    Duquesnois Patrick (mardi, 09 décembre 2014 22:31)

    Mon cher Gérard, je comprend ton désarroi et mon coeur tout avec toi saigne de compassion pour toutes ces personnes engagées sur une voie de l'obscurantisme et de l'ignorance fondamentale ! Le but caché se révèle enfin et j'y voie une protection des Divinités bouddhiques envers notre Ecole de faire apparaitre clairement le juste de l'erroné ! Je suis heureux que Nichiren Daishonin, par l'intermédiaire de celles-ci se prononce par une clarification de doctrine et éjecte la SGI de notre trajectoire ! Il était, en effet, insoutenable et insupportable que cette SGI reste en orbite de notre Ecole, tout en feintant la ressemblance et la falsification ! La SGI a utilisé notre Ecole comme un tremplin pour créer et développer un pouvoir financier avec pour objectif de se faire reconnaitre des autres et gagner une autorité dans le Monde ! Et quel Monde, celui du Démon du sixième ciel qui n'a rien à voir avec celui de l'atteindre de la boddhéité en cette vie sans changer d'apparence ! qu'est le notre ! Soyons confiants en le temps et les prédispositions à venir et gardons le cap ! Nichiren qui est entré en extinction sans s'éteindre nous guidera et nous protègera en les Geika successifs !

  • #6

    caroline kerlan (samedi, 13 décembre 2014 15:34)

    Espérons que nombreux seront ceux qui nous rejoindrons après avoir ouvert leurs yeux et leur coeur.

  • #7

    Agnès Breme (dimanche, 14 décembre 2014 20:26)

    En lisant ce texte je me disais plusieurs choses :

    J'ai l'impression que c'est le seule sortie possible pour eux car je me demande comment ils ont fait pour tenir le coup jusqu'ici en présentant aux nouveaux arrivants une religion dont l'objet de culte leur est interdit d'accès ?

    A moins que le Gohonzon ne soit pas leur véritable objet de culte et qu'il soit seulement l'objet de culte officiel : la situation absurde devient moins difficile à justifier.
    Leur véritable objet de culte serait ce qu'on connait : la "fukun" (carotte pour faire des daimokus), les désirs qu'ils ont envie de réaliser qui prennent toute la place : argent amour etc....

    A moins qu'ils soient devenus des sortes de martyrs et qu'eux seuls aient raison, et que le grand patriarche soit un démon ou quelque chose dans ce style ?
    Dans ce cas ils sont excommuniés sans avoir commis la moindre faute au contraire, puisque ce sont eux les victimes ! El les moines et le Grand patriarche les méchants.

    A moins que Nichiren Daishonin qui a inscrit l'objet de culte officiel ne soit pas leur véritable maitre et qu'ils ne soit devenu qu'une figure abstraire et secondaire au profit d'Ikeda qui a pris la place du maitre ?

    Aussi, je me demande comment ils "gèrent " la contradiction avec les écrits de Toda dont tu parles. ça doit être dans les bouquins d'Ikeda en plus ? Quel bordel pour faire en sorte que tout ça tienne dans leur tête !!

    Mais ils ont pour eux une arme redoutable, c'est le plaisir qu'ils ont d'appartenir à un grand groupe, une sorte de famille avec des gens qui se connaissent depuis longtemps.
    Alors la loi du grand nombre fait qu'ils ne remettent pas en questions les dysfonctionnements de la tête du groupe. Gakkaï a le soutien de la normalité qu'obtient les grands groupes acquis ou presque acquis.
    + le soutien des banques...

    Peut être que c'est tout ça à la fois et plus encore ?? Ce sont les réflexions que m'a suscité ce texte.

  • #8

    Touraille Claude (mercredi, 17 décembre 2014 16:33)

    Merci Gérard pour toutes ces explications. Il est vraiment très important que nous soyons informés de tout cela.

  • #9

    borney (jeudi, 25 décembre 2014 16:09)

    Bonsoir M. Gérard, bonsoir à toutes et à tous,

    ci-dessous, je vous envoie le lien (qui m'a été transmis par des membres français de la Soka Gakkai) pour accéder, si vous le souhaitez, à un reportage concernant la Soka Gakkai-Italia.

    https://www.youtube.com/watch?v=2wKiXcaP5-w&feature=youtu.be

    À ce sujet, je me pose quelques questions :

    Comment est-il possible qu'un si grand nombre de personnes (en Italie surtout en réaction au clergé catholique, mais dans le reste du monde aussi), qui ont toutes l'air d'être parfaitement “normales”, ne se rendent pas compte du fait qu'elles suivent un “faux” enseignement, selon ce qui est affirmé par la Nichiren Shoshu ?

    Est-il possible que l'absence de valeurs religieuses, morales et philosophiques qui caractérise notre ère, puisse quand-même être comblée par la pratique d'un bouddhisme “édulcoré”, voire «faux», (toujours selon la Nichiren Shoshu) puisque, justement, nous vivons l’époque de Mapo ?

    Comment est-il possible que, malgré cela, mais grâce à la force de sa croyance, le pratiquant, membre de la Soka Gakkai, parvienne effectivement à obtenir des “bénéfices”, qui ne sont peut-être pas l'obtention de la Bouddheité dans cette vie, mais qui semblent être néanmoins des résultats concrets, et ce en dépit du fait qu'il récite devant un “faux” Ghonzon (toujours selon la Nichiren Shoshu) ?

    Est-il possible que toutes ces personnes, plutôt que d’être englouties par le «néant», puissent trouver dans la Soka Gakkai une bouée de sauvetage pouvant leur fournir quelques instruments les conduisant, petit à petit, à sortir de leurs problématiques, parfois situées plutôt à un niveau psychologique, pour atteindre une prise de conscience plus élargie et véritablement plus proche de l'enseignement de Nichiren Daishonin ?

    Pourrions-nous supposer que la Soka Gakkai, tout en ressemblant davantage à une organisation politico-financière, sous une apparence religieuse, aie néanmoins la charge - disons «historique» - de vulgariser, mondialiser et globaliser (dans le sens socio-culturel actuel) un enseignement qui, autrement, resterait l'apanage d'une élite restreinte et donc un enseignement sélectif contraire à l'esprit de Nichiren Daishonin ?

    S'il est vrai que les membres de la Soka Gakkai suivent un faux enseignement, je pense que, plutôt que de condamner leur ignorance, voulue et entretenue par la Soka Gakkai Internationale, et de les traiter de «pervers» auxquels il faut faire «sauter la tête en sept morceaux», il faudrait que les détenteurs de la vérité se fassent connaître davantage afin que les personnes, pour la plupart en bonne foi, puissent s’apercevoir d'avoir été manipulées, si c'est le cas.

    Enfin, c'est la Tête de l'organisation Soka Gakkai, qui profite du besoin des gens et qui chevauche la vague du vide mondial de valeurs, qu'il faut viser, pas les «victimes». À ces dernières il faut donner le moyen de se rendre compte de leur condition et les aider à s'en sortir.

    Cordialement

    Borney

    Bonne Fêtes de Fin d’année à tous !



  • #10

    David Grungrass (jeudi, 25 décembre 2014 21:50)

    Borney

    Je trouve votre commentaire très pertinent et je vous en remercie.
    J ai pratiqué au sein de la Soka Gakkai pendant 7 ans avant de me tourner vers la Nichiren Shoshu il y a maintenant 4 mois.
    En ce qui concerne mon expérience dans la Soka Gakkai, j en parlerais personnellement comme d un "survol" du bouddhisme avec une étude et une pratique très très simplifiées.
    La doctrine bouddhique et sa pratique sont des choses très complexe et, a mon avis, cela demande un peu d effort et de temps pours s en imprégner et les vivre pleinement. C est pour cela que ne parlerais pas d élitisme mais plutôt d investissement et de réelle volonté de recherche.
    Pour moi, la Nichiren Shoshu est la garante de cette enseignement et le rôle des moines tant méprisés au sein de la Soka Gakkai est de protéger cet enseignement. Quant au laïcs, ils ont le rôle de diffuser cet enseignement. Les uns et les autres ont leur fonction respective et ne peuvent l un sans l autre faire vivre correctement le message du Daishonin.
    Il est évident qu il y a des resultats de pratique dans la Soka Gakkai mais vous le dites vous même.... Ça n a pas vraiment de rapport avec l atteinte de la bouddhéité.
    En approfondissant un tant soit peu son étude, on se rends compte de la primordialité du véritable Gohonzon et de sa place centrale dans la pratique du bouddhisme de Nichiren.
    Pour finir, je pense que le gros travail de Gerard Purec consiste justement a informer les gens de cette dérive.
    Encore merci pour votre commentaire

    Bien a vous

  • #11

    Cirimax (mardi, 30 décembre 2014 18:33)

    A borney,
    Bonjour, Vous dites en parlant des adeptes de la soka gakkai que Gérard Purec "les traite de «pervers» auxquels il faut faire «sauter la tête en sept morceaux".
    Je crois que vous n'avez pas bien lu ses propos et que vous déformez ses interventions, probablement sans le vouloir d'ailleurs. Il n'a jamais tenu de tels propos.
    Je vous encourage donc à relire ses interventions.
    Il n'est dit nulle part que la Soka gakkai soit ignorante, il est seulement dit qu'ils "enseignent" strictement le contraire de ce qu'ils enseignaient autrefois.
    C'est donc pour cela que les croyants de la Nichiren Shoshu souhaitent venir en aide aux adeptes de la SG et il ne s'agit en aucun cas de les blesser ou de les offenser comme vous semblez le croire.
    Quant aux "bienfaits", le seul véritable bienfait est l'éveil dès ce corps enseigné par le Daishonin. Or si l'on renie le Dai Gohonzon, il ne peut y avoir éveil dès ce corps.
    C'est tout.
    Là encore je vous invite à mieux vous renseigner et à réexaminer plus à fond les enseignements de Nichiren daishonin
    Bien cordialement.

  • #12

    borney (jeudi, 01 janvier 2015 15:54)

    Bonjour Cirimax,

    je suis navrée de m’être exprimée d'une façon qui, évidement, se prête à confusion.

    J'ai beaucoup de respect et de reconnaissance sincères envers M. Gérard Purec qui, depuis quelque temps déjà, suit avec beaucoup de patience et de compétence ma prise de conscience de certains aspects du Bouddhisme de Nichiren Daishonin que la Soka Gakkai n'est pas, ou n'est plus, en mesure de transmettre ; c'est fondamental et je le remercie infiniment !

    L'intention de mon message été celui de comprendre davantage le pourquoi du «succès» mondial de la Soka Gakkai, malgré ses limites, et de trouver, dans le blog, des réponses apte à m'aider dans cette recherche, recherche que je n'aurais pas entamé si j’étais sûre de la validité des enseignements de la Soka Gakkai.

    Pour ce qui est de la «Nichiren Shoshu» j'ai un très grand respect pour les moines et tous les membres de cette École ; comment pourrais-je ne pas l'avoir du moment qu'ils sont les «descendants» de Nichiren Daishonin et qui, comme moi, récitent «Nam-miô-hô-renge-chiô» ?

    Ma quête va au-de-là des divisions, même si celles-ci semblent être justifiée, d'une part comme de l'autre.

    Ma quête est moue du profond désir d’être connectée avec l’enseignement correct.

    C'est ma démarche personnelle ; les résultats obtenus par celle-ci pourrait être utile, en outre, à tous ceux qui ne s’accommodent pas de formules toutes faites, indépendamment de leurs source.
    Je connais des personnes qui abandonnent complètement l'enseignement de Nichiren Daishonin dégoûtées, justement, par ces divisions.

    Merci de votre réponse qui, dans une certaine mesure en indirectement, apporte sa contribution à ma recherche des raisons de la «mondialisation» de la position propre à la Soka Gakkai.

    Cordialement

    Borney



  • #13

    Bodhisattva sorti de la terre de Soka (lundi, 06 juillet 2015 11:17)

    M. Purec,
    Je vous invite également à "ouvrir les yeux" en relisant attentivement le Gosho...
    De préférence une version non censurée par la Nikken Shu qui n'a pas hésité à en retirer certains passages par le passé afin de protéger ses intérêts...
    Vous comprendrez alors que c'est la Soka Gakkai qui a en tous points été fidèle à l'esprit de Nichiren Daishonin et a propagé son enseignement en parfaite conformité avec le Gosho et ce, pendant que les moines menaient une vie de luxure et de débauche en utilisant avec avidité les offrandes sincères des membres de la SGI...!
    Les moines de la Nichiren Shoshu se sont complètement dévoyés et ont trahi l'enseignement de leurs maîtres...
    Je vous plains sincèrement pour avoir choisi de les soutenir après avoir vous même été membre de Gakkai...
    Quelle trahison envers le mouvement sans lequel vous n'auriez jamais pu rencontrer la loi bouddhique en France...!
    Les moines de la Nikken Shu ainsi que tous ceux et celles qui servent leurs desseins sont des voleurs de la loi bouddhique...!
    Ils sont incapables de faire preuve de l'esprit de Jihi en propageant la loi avec compassion dans l'esprit de sauver les autres...!
    Au lieu de cela, ils se contentent d'attirer à eux les membres de la Soka Gakkai en essayant, plus ou moins habilement, de les tromper sans faire aucun effort pour propager la loi eux mêmes...
    Dénigrer comme vous le faites le président Ikeda et la Soka Gakkai est la preuve de votre bassesse et de votre incompréhension totale de l'esprit du Daishonin...!
    Vous devriez plutôt le féliciter et admirer ses efforts du fond du cœur, comme l'a fait avant vous le grand patriarche Nittatsu Shonin dont vous avez complètement trahi l'esprit...!
    Le président Ikeda a lutté au risque de sa vie pendant près de 70 ans maintenant afin de propager la loi et de réaliser Kosen Rufu dans le monde entier et mérite pour cela les plus grands éloges du Bouddha fondamental...!
    Il a protégé la Nichiren Shoshu pendant de nombreuses décennies et le Grand Patriarche Nikken (pas shonin du tout...!) l'a complètement trahi, nous a complètement trahi en décidant "d'excommunier" la Soka Gakkai...
    L'histoire jugera de l'attitude totalement indigne de la Nikken Shu, fidèle en tous points à celle des cinq moines aînés à l'époque de Nichiren Daishonin...!
    La Soka Gakkai est la seule à avoir hérité de l'esprit de Nikko Shonin...!
    Prenez garde M. Gérard Purec et révisez votre jugement avant qu'il ne soit trop tard pour le faire et que vous ne regrettiez votre attitude pendant 10000 ans et plus...!

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