J'ai fait un rêve

Comme la plupart des pratiquants de longue date, j’ai commencé la pratique de l’enseignement de Nichiren Daishônin au sein de la Soka Gakkai.

 

Au retour de mon premier Tozan en octobre 1971, j’ai décidé, sans trop savoir pourquoi, d’étudier la langue Japonaise. Plus tard, quand j’ai commencé à pouvoir déchiffrer les idéogrammes, je me suis rendu compte qu’il y avait une dimension beaucoup plus profonde dans les textes en Japonais que ce que j’entendais ou lisais en Français dans la Soka Gakkai. Pensant que si je comprenais mieux le Japonais je comprendrais mieux le bouddhisme, j’ai décidé d’aller étudier tout ça sur place. C’était en 1982.

 

Au Japon, fréquentant assidûment (dans un premier temps) les réunions de discussions de mon quartier organisées par la Soka Gakkai, j’ai vite compris que cette organisation n’était en fait qu’une immense agence de publicité à la seule gloire et au seul profit de son dirigeant unique et n’avait rien à voir, malgré les apparences, avec le bouddhisme.

 

Par contre, j’ai trouvé ce que je cherchais, à savoir le véritable enseignement de Nichiren Daishônin, auprès des moines, dans les temples de la Nichiren Shôshû.

 

Parallèlement, je découvris l’existence du Hokkekô. J’en avais bien sûr entendu parler, même en France, mais uniquement à travers les dires des membres de la Soka Gakkai. Malgré donc un préjugé défavorable, pensant, comme je l’avais entendu que les membres du Hokkekô ne faisaient ni Gongyô, ni shakubuku, qu’ils ne récitaient pas Daimoku, qu’à côté de leur butsudan couvert de poussière, il y avait des amulettes Shinto, je découvris que la vérité était toute autre.

 

Aussi, après mon retour en France en décembre 1989, dès que j’ai appris que Nikken Shônin avait décidé de mettre un terme aux déviations doctrinales de la Soka Gakkai et de son président, j’en ai profité pour devenir membre du Hokkekô en m’affiliant au temple au Japon dont mon maître était le supérieur, le 15 janvier 1990. Je ne me suis pas inscrit par goût des organisations, mais parce que pour pouvoir être autorisé à faire Tozan, il faut être recensé quelque part.

 

Or, étant le seul membre du Hokkekô en France, je reçus rapidement une directive du département d’outremer de la Nichiren Shôshû, me demandant de regrouper les membres de la Soka Gakkai souhaitant quitter cette organisation pour rejoindre la Nichiren Shôshû et de m’occuper d’eux. Comme j’étais le seul alors en position de le faire, je ressentis le poids de cette responsabilité, mais aussi la joie et la fierté d’avoir à construire une organisation dont les pionniers s’appelaient Shijô Kingo, Nanjô Tokimitsu et bien d’autres. C’était également une possibilité de payer ma dette de gratitude envers tous les illustres inconnus grâce à qui je peux pratiquer aujourd’hui, parce qu’ils ont été là au cours des 750 ans d’histoire de la Nichiren Shôshû.

 

Mais puisqu’il ne peut y avoir de Hokkekô sans temple et qu’alors il n’y avait pas de temple, la création du Hokkekô devint pour moi une sorte de rêve futuriste. Ce rêve s’est réalisé le 30 août 2003 avec l’inauguration du Shingyôji.

 

A présent le Hokkekô existe et j’en suis aujourd’hui le responsable. Toutefois, depuis le début de mon mandat, en raison de mon incapacité à transmettre ma passion aux autres, j’ai dû me faire à l’évidence que cette organisation avait un nom, mas pas de substance.

Toutefois, depuis quelques temps, des personnes montrant un même désir sont apparues et font aujourd’hui des efforts pour développer le Hokkekô et faire prospérer le Shingyôji. Ainsi, dès le début de cette année qui marque en particulier le 10ème anniversaire du temple, une véritable organisation semble s’être mise en marche.

 

Le véritable ciment et gage du développement de cette organisation est l’esprit des corps différents animés du même cœur. Mais le cœur de qui ? La relation de maître à disciple est l’un des principes fondamentaux dans l’enseignement de Nichiren Daishônin. Il existe toutefois trois niveaux de maître : le maître fondamental, Nichiren Daishônin, le maître intermédiaire, en la personne du Grand Patriarche héritier de la transmission vitale à la personne unique et le maître direct, le supérieur du temple, disciple du Grand Patriarche. Donc, avoir le même cœur que le supérieur du temple Shingyôji implique d’avoir le même cœur que Nichiren Daishônin. Si c’est le cas, alors, la vaste propagation pourra être réalisée.

 

C’est dans ce sens qu’a été conçu le supplément au journal du Hokkekô. S’il permet à chacun, à travers des échanges vivants et constructifs d’avoir des réponses à ses questions et de lui faire sentir qu’il fait partie intégrante de l’organisation garante de la réalisation de la vaste propagation en France, alors il aura joué son rôle.

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Commentaires: 10
  • #1

    Ljiljana Gajovic (lundi, 10 juin 2013 20:30)

    Just let me say that I descover your site several months ago and found it beautiful (biography of Nichiren Daishonin for example) and useful (various texts, but also Programme in Shingyoji Temple)....Today I have read this article, I am so glad to have chance to find out what is like realy life of Nichiren Buddhists in France. Hope this year I will go to Shingyoji for Oeshiki. You are very inspiring person in every way for me.


  • #2

    Ljiljana Gajovic (lundi, 10 juin 2013 22:21)

    Also, I made my personal site dedicated to Nichiren Shoshu Buddhism. With google translator maybe you will be glad to see it.
    http://nichirenshoshuserbia.blogspot.com/

  • #3

    tiesse (vendredi, 02 août 2013 21:54)

    je veux pratiquer

  • #4

    gael Diazenza (samedi, 01 mars 2014 06:41)

    bonjour je suis tres ravi etre ici, car retrouver des personnes qui pratiquent le Bouddhisme de notre ecole me fait tres plaisir, je me connecte souvent a ce site et j espere ne pas enfrindre le principe d Itai doshin en m adressant directement a vous? j espere que vous m aidier sur notre objectif de Shakubuku car j eprouve certaine difficutes . merci a vous

  • #5

    michel (jeudi, 22 mai 2014 03:07)

    Bonjour, je pratique depuis quelques années le bouddhisme de Nichiren Daishonin en étant jeune membre. Disons que je ne suis pas très actif dans ma pratique d'où certaines de mes lacunes. Je voulais vous posez une question qui pourrait peut être vous paraître ridicule mais….dans le bouddhisme de la "Soka Gakkai" et celui de la "Nichiren Shoshu" se base sur le principe du Daimoku et de Nam Myoho Renge Kyo ? Alors quelle est la différence entre ces deux pratiques si la récitation du mantra est la même…?

  • #6

    Michel (jeudi, 22 mai 2014 03:13)

    Lorsque je vous lis, je vois exactement ce que j'ai pu lire et appris dans le Gosho et autres revues (le principe du Shakubuku, itai doshin…etc.). Excusez moi encore mais qu'est ce qui différencie tant ces 2 pratiques ???

  • #7

    ecolefuji (jeudi, 22 mai 2014 12:17)

    Merci Michel de vous intéresser à mon site.
    Pour répondre à vos questions sur les différences entre la Soka Gakkai et la Nichiren Shôshû, je préfèrerai le faire de manière plus personnelle. Aussi, si vous aviez une adresse mail, je vous fournirai tous les détails dont vous avez besoin. Vous pouvez m'écrire à l'adresse du site : ecolefuji@free.fr
    Cordialement

  • #8

    BOUNGOU JEAN-CLAUDE (jeudi, 14 août 2014 19:58)

    bonsoir,je pratique le bouddhisme de nichiren daishonin depuis voilà bientot plus de vingt sans obtenir l'objet de culte.est -ce que dans votre école on peu facilement etre en pocession de l'objet de culte.merci.

  • #9

    Cirimax (samedi, 15 novembre 2014 22:44)

    A JC Boungou

    Pourquoi, en 20 ans, vous n'avez pas pu l'obtenir ou plus exactement ne vous a -t-il pas été confié ?

  • #10

    Christine Gaston Mabilat (samedi, 27 décembre 2014 20:14)

    Bonjour Gérard, je te remercie du plus profond de mon coeur pour tout ce que tu fais pour que nous puissions avoir accès à l'enseignement de notre école. Je ne me manifeste pas souvent mais je suis là.
    avec tout mon respect
    Christine Gaston Mabilat

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